Repères biographiques
Paule Honoré est née en 1961 à Béni-Saf ― Algérie, elle vit et travaille à Blois.
Elle est Membre de la Fondation Taylor depuis 2009
1965-66 Durant sa toute petite enfance en Algérie, Paule Honoré est marquée par l’intensité des couleurs (cette terre rouge), la luxuriance de la végétation qui l’entoure et le scintillement de la lumière sur la baie d’Alger. À ces souvenirs, s’ajoute celui d’une main ― celle de sa tante ― tenant un crayon et transformant une surface blanche en un espace vivant coloré. Ces souvenirs impactent encore aujourd’hui ses choix picturaux, en
particulier son goût pour la couleur et l’importance du crayon de couleur dans ses croquis préparatoires.
1974-77 Au collège, l’artiste s’épanouit dans le dessin et la peinture. Parallèlement élève à l’école d’art locale, elle reçoit l’enseignement du peintre Jean Meunier-Cœur (Prix de Rome). Sa professeure d’arts plastiques, Luce Guilbaud (peintre et poétesse), lui révèle la richesse des processus créatifs picturaux. 1977 est marquée par sa première visite de musée, le Centre Pompidou ― un véritable choc esthétique. L’art lui apparaît comme un langage familier, un espace de liberté absolue, à l’abri de toute règle. Cette découverte façonne sa vision artistique et nourrit son désir de création, mais ses parents l’empêchent de poursuivre dans cette voie.
1994-98 Incapable de retenir plus longtemps son élan artistique, Paule Honoré quitte son poste et entame une formation en architecture d’intérieur à l’École Boulle. Un déménagement en Allemagne, lié à la carrière de son mari, lui permet de se consacrer au dessin et à la production d’aquarelles pendant 3 ans. De retour à Paris en 1998, elle complète son apprentissage par des modules d’enseignement à l’École Duperré pour l’étude du dessin, aux Beaux-Arts pour l’appréhension de la couleur et aux Arts Décoratifs pour l’apprentissage de la peinture au
glacis. Elle trouve enfin sa place parmi des esprits partageant ses aspirations et questionnements artistiques.
1999-2009 Paule Honoré fait l’acquisition de son premier atelier à Paris et se lance dans dix années d’une recherche plastique intense au cours desquelles la plasticienne rencontre Pierre Le Cacheux alors qu’elle est inscrite dans son cours de peinture à destination de professionnels (les ateliers Nicolas Poussin). Celui-ci l’encourage vivement à poursuivre son exploration de l’abstraction en lui donnant de précieux conseils. Durant cette décennie, elle ne montre rien, détruit énormément et se laisse porter par des peintres comme de Staël, de Kooning ou encore Rothko.
2010 Lors d’un dîner, une relation remarque ses peintures accrochées aux murs de sa maison. Séduit, il organise une rencontre avec l’historien d’art Serge Lemoine. Celui-ci analyse minutieusement le travail de l’artiste et confirme qu’il mérite d’être présenté à des galeristes. Cet avis devient pour Paule Honoré le levier de légitimité qu’elle attendait. Elle se tourne alors vers la galerie Yvan Royer, spécialisée dans le design millésimé, qui accepte de l’exposer, touchée par la force de ses toiles. Cette collaboration aboutira à l’organisation de trois expositions.